Victor

Victor

Un produit : le saumon
Une saison : l’été
Un bateau : deux bateaux, un petit et un gros
Une canne à pêche: non, un filet
Un plat : « machas a la parmesana »

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Victor, ou« Tito », a soixante –deux ans et deux enfants.

Son parcours : il vient d’une famille de pêcheurs. Il dit n’avoir pu recevoir qu’une éducation élémentaire, assez vite il fallait qu’il gagne des sous. Il travaille depuis ses seize ans. Au fur et à mesure, il a pu s’acheter un bateau, une maison, un deuxième bateau…

Son outil de travail : un bateau à moteur, seulement 50 chevaux. Il ressemble à une grande barque en bois. C’est celui-ci qu’il utilise pour travailler, enfin pour l’instant. L’autre a besoin d’encore un peu de travail et d’une immatriculation. Et avec ça ? Un filet de pêche, et sa patiente.

En tant que Victor : on peut dire que Victor est un grand bavard, il parle, il parle, il parle, et tant pis si on ne comprend pas ! Il est très curieux, lit beaucoup de livres. Il dit que comme il n’a pas fait d’études il veut apprendre chaque jour et il en connaît des choses !

En tant que pêcheur : il travaille beaucoup, quand les touristes demandent, il en emmène avec lui. Une force de la nature : il pêche toujours à soixante-deux ans, même en hiver. Il pêche toujours la nuit, parfois seul.

Ses journées : Il dort la journée. Et la nuit ? La nuit : il va pêcher, seul ou avec des amis. Il part vers huit heures, bien couvert. Il vient avec son thermos, et son bouquin. Il revient vers huit heures le matin, quand il a assez de poissons pour que sa sortie soit rentable.

Son secret pour une bonne pêche : la patiente. Mettre le filet tout doucement dans l’eau, dans des endroits bien choisis. Puis attendre, avec un livre, en parlant avec ses copains,… Quand la ligne du filet bouge suffisamment, il remonte son filet, enlève les poissons et puis ? Il recommence.

Ses aventures : le jour où on l’a accusé de transporter des touristes pour de l’argent alors que c’était ses enfants. Le gigantesque mall qu’on construit à Castro, d’une laideur épouvantable. Les instituts de recherche qui polluent et détruisent les fonds marins. Son île que l’argent est en train de détruire.

–bonus photo avec la pêche de la soirée –

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