El Curanto

Curanto

L’île de Chiloé jusqu’il y a une trentaine d’années, était une île pauvre et auto-suffisante. Les agriculteurs vivaient de leurs ventes et se nourrissaient de leurs productions. Les « fiestas acostumbristas » servaient entre autre à échanger des produits et à s’entraider. Les chilotes sont, du coup, très attachés à leur origine, et pour la plupart fiers de venir de cette île. L’entraide y est omniprésente et les traditions y sont bien plus présentes et fortes que dans le reste du pays. Le curanto en est un bon exemple.

Au départ, le curanto est né d’une méthode de conservation. Les kilogrammes de fruits de mer pêchés chaque matin devaient être stockés, sans frigidaire. Alors le plus efficace restaient de les cuire. Avec de si grandes quantités, les chilotes ont cherchés un moyen de cuire beaucoup en même temps. Le principe de cuisson du curanto est né : un trou dans la terre, des pierres brûlantes, des feuilles (nalca ou pangue) pour recouvrir les aliments et des mottes de terre humides par-dessus. Le résultat : une cocotte minute géante.

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Cela marchait pour les fruits de mer, cela devait marcher pour le reste. On cuisait donc les aliments ainsi en séparant chaque type d’aliments pas des feuilles de nalgua ou pangue, la rhubarbe chilienne. Les aliments échangeaient leurs saveurs, et on en fit un plat : le curanto.

Le curanto aujourd’hui, comprend : des saucisses, du poulet, de la poitrine fumée, des fruits de mer, des milcaos et des chapaleles. Aujourd’hui rare sont les familles qui le cuisinent dans la terre. Mais le curanto reste un plat typique et convivial. Quand on cuisine un curanto, c’est pour vingt, minimum. Une bonne occasion pour se retrouver ou célébrer un événement.

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