Carlos

Carlos

Un produit : manioc
Un outil : machette
Un chien : certains errent dans son jardin
Une fierté : sa famille
Une musique : celle de la jungle

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Carlos a quarante-six ans et cinq enfants.

Son parcours : il a un parcours bien rempli. Il a surveillé les professeurs dans les petits villages de la jungle. Surveiller : ça veut dire vérifier qu’ils viennent bien travailler, parce que comme ils reçoivent six mois de paies en avance,  certains s’offrent des libertés. Il a été mécanicien dans un garage, il a travaillé à coup de machette dans une compagnie. Et maintenant, il travaille pour lui et en est très content.

Son exploitation : il a des immenses étendues pour cultiver du manioc. La délimitation de ses terres, il la connaît bien, mais il n’y a aucune barrière. Et son voisin cultive du manioc aussi à quelques millimètres de ses plants à lui, alors comment fait-il ? Mystère. Et sinon : il taille du bois dans la jungle.

En tant que Carlos : par où commencer. Carlos est assez réservé, pas très bavard. Mais après un jour passé chez lui, il est aussi passionnant, accueillant, fier de sa famille, de sa vie dans la jungle et de sa réussite qu’il créé pas à pas. Il aime rire, et son rire est communicatif. C’est tout  simplement quelqu’un de génial, de droit, de vivant !

En tant que producteur : il est sérieux. Comme il dit : dans la jungle si tu ne veux pas travailler, tu peux quand même vivre. Mais lui, il a des ambitions plus grandes pour sa famille, à commencer par agrandir sa maison. Alors il travaille sous cette chaleur tous les jours sauf le samedi où il va à la messe et se repose avec sa famille.

Ses journées : elles commencent avec le soleil vers 5 ou 6 heures du matin et se terminent un peu plus tard que lui vers 20 heures. Son travail il le gère comme il veut. Les jours où il organise des mingas, c’est-à-dire que ses voisins viennent l’aider en échange d’un bon repas. Ils partent en bateau vers 9 heures, travaillent jusqu’à midi se reposent et reprennent de 13 heures  à 15 heures. Et les autres jours, c’est lui qui voit, mais il travaille tous les jours.

Ses aventures : la chasse au crocodile où il va seul avec sa lampe torche dans la bouche et son pic dans l’autre. Il pique le corps du crocodile et avec sa machette lui coupe la tête. Le petit garçon du village à qui il manque une jambe à cause d’une balle perdue, le jour où il a failli se couper le doigt avec sa tronçonneuse, les anguilles électriques et les boas de quarante mètres qui barbotent dans l’Amazone, …

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